Manuel de survie pour parents d'ados qui pètent les plombs - un ouvrage de yapaka

Manuel de survie pour parents d'ados qui pètent les plombs - un ouvrage de yapaka

Un des rôles du parlementaire est de contrôler l’action du gouvernement : on interroge le ministre ou on l’interpelle sur son action. C’est une facette incontournable de la fonction. Certain(e)s brillent d’ailleurs par le nombre impressionnant de questions posées chaque semaine aux membres du Gouvernement, histoire de figurer dans le top des hit-parades dressés en fin de législature par les gazettes.

Avec la reprise progressive des commissions après les vacances parlementaires, il était temps pour moi de passer aussi à l’action. Avec une certaine appréhension. Comment être pertinent pour cet exercice imposé? Comment être utile? Comment avoir un réel impact sur le dossier? Des préoccupations qui m’ont amené à passer une bonne journée à rédiger un texte d’une seule page à destination du Ministre de la Justice avant de l’envoyer dans le circuit des services de la Chambre. Le thème du jour : la décision de Stefaan De Clerck (CD’V) de ne plus financer le stage parental, une mesure mise à disposition des juges de la jeunesse pour sanctionner (ou aider?) les parents qui se désintéressent visiblement de leurs ados qui commettent des délits.

En décidant de ne plus accorder plus de deux millions d’euros par an, le Ministre enterre très certainement la mesure, inaugurée il y a un peu plus de deux ans à peine, sous l’impulsion de Laurette Onkelinx. C’est pas qu’on aime vraiment le stage parental chez Ecolo. On ne pense pas que la meilleure manière de combattre la délinquance des jeunes soit de stigmatiser leurs parents. Il faut pourtant reconnaître que le service qui a pris en charge l’exécution de cette mesure en Communauté française a fait du bon travail : des parents ont été remobilisés et ont repris confiance dans leurs compétences éducatives.

Vous pouvez lire dans le compte rendu analytique de la commission les échanges que j’ai eu avec le Ministre à ce sujet, ce jeudi 1er octobre. Rien de bien transcendant… C’est un peu la règle du genre. Le Ministre ne répond pas à l’ensemble des quatre questions posées. Mais ne ferme pas tout à fait la porte à une réorientation des budgets vers d’autres mesures alternatives à l’enfermement et  en manque de financement aujourd’hui. A suivre dans le cadre du tout prochain débat budgétaire.