A l’initiative d’Ecolo et de Groen!, la Commission Buizingen renaît de ses cendres. Fin de la législature passée, malgré la décision des groupes politiques réunis au sein de la Conférence des présidents, les experts désignés par la Commission sur la sécurité du rail n’ont pas pu continuer leur travail. En cause, le collège des questeurs, composé notamment d’Olivier Maingain (MR) et de Colette Burgeon (PS), qui avait refusé d’assurer le paiement du travail des trois experts chargés d’analyser les documents en provenance du groupe SNCB (voir mon précédent article).

Tout cela est aujourd’hui réglé. Enfin j’espère. En vertu de la décision prise aujourd’hui par la Conférence des présidents à la demande des écologistes, les experts devraient être rémunérés comme il se doit pour leur travail. Et donc, s’ils le souhaitent, reprendre leur mission là où ils l’ont laissée en mai dernier. La Commission se remet lentement sur les rails. Mais on aura perdu beaucoup de temps, « grâce » à un de ses structures dont on peut interroger l’utilité, le collège de questeurs qui a mis des bâtons dans les roues du travail d’une commission parlementaire. Que le Parlement aie aujourd’hui décidé de réduire de 6 à 4 le nombre de questeurs est une bonne chose. Il faudra aller plus loin, notamment en diminuant la rémunération de ces fonctions spéciales, comme l’a demandé Olivier Deleuze, chef de groupe Ecolo/Groen,  durant la séance plénière de ce mardi après-midi.

Pour en revenir à la sécurité du rail, les experts travaillent, mais il faut bien constater que la Commission elle-même devra attendre avant d’être à nouveau constituée. Je le regrette. On aurait pu travailler durant les mois d’été. Mais c’est un agenda plus lâche qui nous attend. On ne devrait pas reprendre avant le mois d’octobre prochain.

Quant au contrôle du gouvernement, ce dernier fut-il en affaires courantes, il reprend peu à peu. A partir de ce 20 juillet, les députés sont autorisés à déposer des questions écrites. Ainsi en a décidé la Conférence des présidents. On verra si les ministres en affaires courantes seront prompts à répondre aux parlementaires.