Au nom du groupe Ecolo-Groen!, Stefaan Van Hecke et moi-même venons d’écrire à la Présidente de la Commission Infrastructure de la Chambre pour que nous entendions au plus vite les dirigeants de la SNCB sur les résultats catastrophiques de la ponctualité des trains et sur les remèdes à apporter. Texte ci-dessous

Chambre des Représentants

A l’attention de Madame Maggie DE BLOCK

Présidente de la Commission Infrastructure

Palais de la Nation

1008     BRUXELLES

Bruxelles, le 3 février 2011,

Madame la Présidente,

Concerne : ponctualité des chemins de fer belges

Depuis quelques années, la ponctualité des trains de voyageurs ne cesse de se détériorer. Les récentes statistiques de ponctualité pour l’année 2010 sont à cet égard les plus mauvaises enregistrées depuis 1996. Moins de quatre trains sur cinq sont à l’heure. Et les retards affectent en particulier les périodes de pointe. Cette situation chronique donne une image particulièrement négative de nos chemins de fer ; elle décourage les navetteurs et les voyageurs d’un jour qui sont en droit d’avoir accès à un mode de transport alternatif à la voiture;  elle éloigne la population d’un moyen de déplacement écologique. La situation actuelle ne peut plus durer.

Après avoir renvoyé toute amélioration à l’horizon 2013, à l’occasion de l’adoption d’un nouveau plan de transport, la SNCB dit maintenant vouloir assumer ses responsabilités à très court terme. Des audits ont été commandés et ont, semble-t-il, livré des pistes susceptibles d’améliorer la ponctualité des trains.

Aujourd’hui, la presse nous apprend que des négociations seraient en cours, à l’initiative du gestionnaire de l’infrastructure, pour supprimer un  nombre conséquent de trains de pointe rejoignant la jonction Nord-Midi. Une telle décision porterait atteinte à la capacité du réseau et au confort des voyageurs.

Le moment nous semble venu d’organiser un large débat sur l’incapacité du groupe SNCB de rencontrer les objectifs du contrat de gestion  en matière de ponctualité. La patience des navetteurs est à bout. Et ils n’ont aucune écoute face à leur désarroi.

Nous proposons donc que notre Commission se penche sans autre délai sur la question en commençant par entendre les administrateurs-délégués du groupe. Les dirigeants du groupe doivent venir s’expliquer. Il s’agit de mieux comprendre la situation actuelle et de débattre des solutions qui sont ou seront proposées par le groupe SNCB.

En vous remerciant de l’attention que vous apporterez à cette demande, nous vous prions de croire, Madame la Présidente, à l’expression de nos sentiments respectueux.

Stefaan Van Hecke

Ronny Balcaen