La CENI, commission électorale indépendante, a annoncé que les élections auront bien lieu demain lundi à travers tout le Congo. Arrivés à Goma vendredi midi, à la frontière avec le Rwanda, nous avons préparé depuis notre travail d’observation de ces élections.

A travers le dédale des rues de la ville, notre après-midi de dimanche aura ainsi été occupée par un repérage des quelques 15 centres de vote (représentant plusieurs centaines de bureaux de vote) abrités dans les écoles de la ville. Tâche essentielle quand on sait que nous devrons parfois nous déplacer à plus de 20 kilomètres pour rejoindre les bureaux de vote les plus éloignés de notre « camp de base ».

Au-delà, cette première prise de contact avec les bureaux de vote aura été l’occasion de vérifier si tout le matériel électoral était bien parvenu à destination : les bulletins de vote bien sûr, mais aussi les isoloirs (en carton !) et les urnes transparentes d’un mètre de haut. Tout au long de ce premier périple nous aurons rencontré les responsables de centres ou de bureaux ainsi que des électeurs venant chercher leur nom sur les listes apposées aux vitres des locaux de classe.

Dès demain 6h00, les bureaux de vote ouvriront leurs portes. Avant cela, dès 5h00 du matin, les bureaux de vote seront constitués, les présidents, assesseurs et secrétaire prêteront serment, après quoi les quelque 500 électeurs prévus par bureau de vote auront jusqu’à 17h00 pour faire leur choix. Le dépouillement suivra immédiatement sur place. Notre mission consistera en la visite d’une trentaine de bureaux de vote et l’un ou l’autre bureau de dépouillement afin d’observer les conditions dans lesquelles se déroule le scrutin et s’il permet bien à chaque congolais d’exprimer librement son choix de son député national et de son futur président de la République. Une journée primordiale pour le Congo au terme de laquelle nous aurons pour notre part rempli une bonne centaine de pages de questionnaire qui permettront alors aux responsables de notre mission d’estimer si les élections se sont déroulées de manière honnête.

Petite précision bien nécessaire pour terminer : les articles que je poste dans le cadre de cette mission d’observation se tiennent à une stricte neutralité. Il s’agit pour moi d’expliquer le rôle d’une mission d’observation dans le cadre des élections congolaises, aucunement de prendre parti pour l’un ou l’autre candidat ou d’exprimer un point de vue sur le contexte global du scrutin, ce qui nuirait bien évidemment à la crédibilité de notre mission.