L’obsolescence programmée ou planifiée est le processus par lequel un bien devient obsolète pour un utilisateur donné, parce que l’objet en question n’est plus à la mode ou qu’il n’est plus utilisable. La parution en septembre 2010 d’un rapport des Amis de la Terre France et du Cniid (Centre national d’information indépendante sur les déchets) relançait le débat autour des stratégies mises en œuvre par les fabricants pour limiter artificiellement la durée de vie des produits qu’ils mettent sur le marché.

Pour les auteurs du rapport, « cette stratégie est planifiée ou programmée par les entreprises, et le raccourcissement de la durée de vie est pensé dès la conception du produit. Cela crée en permanence chez le consommateur un besoin concret (l’appareil ne fonctionne plus) ou le sentiment du besoin (l’appareil de lui plaît plus) de racheter de nouveaux biens.

Si le phénomène de l’obsolescence est bien réel, il existe pourtant des solutions pour redonner une vraie valeur aux biens et renforcer les services :

  • Imposer aux fabricants l’affichage de la durée de vie des produits
  • Allonger la durée de la garantie sur les biens de consommation
  • Soutenir la fabrication de produits plus durables et réparables

Pour mettre en œuvre ces solutions, je viens de déposer, avec Thérèse Snoy et Meyrem Almaci, trois textes qui ont pour vocation d’inscrire dans notre droit et dans le droit européen les premiers éléments d’une stratégie de prévention de l’obsolescence programmée. Les objectifs d’une telle démarche étant de :

  • limiter l’utilisation des ressources naturelles rares ;
  • limiter la production de déchets ;
  • protéger le consommateur ;
  • sauvegarder le pouvoir d’achat.

Voir aussi :


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