Hier à Paris, annonce en grande pompe des tarifs (notamment de téléphonie mobile) de l’opérateur Free. La société propose des tarifs parfois très très en dessous de ce que proposent les concurrents comme SFR ou Bouygues. Faudra voir la qualité du service et étudier de plus près les offres. Pour ne pas se faire pigeonner.

N’empêche, il y a clairement un mouvement à la baisse sur les tarifs chez nos voisins français.

Aujourd’hui, lors de la discussion au Parlement sur la politique que compte mener Johan Vande Lanotte, j’ai bien volontiers fait référence à l’actualité française pour rappeler que les tarifs télécoms restent en règle générale bien trop élevés dans notre pays. Nous, Belges, sommes dans le peloton de tête de ceux qui payent les tarifs les plus élevés en Europe, rappelait encore en 2009 la Commission européenne. Il y a quelques semaines, le régulateur du secteur, l’IBPT, soulignait quant à lui devant les parlementaires combien les tarifs « multiple play » restaient exorbitants : deux fois le prix de ce que le consommateur paie dans les pays voisins. Le régulateur signalait par contre que les prix de gros des terminaisons mobiles avaient diminué de 80% entre 2001 et 2010. Pas sûr que cette évolution positive ait été répercutée sur la facture du consommateur final…

Là où les idéologues de la libéralisation nous promettaient monts et merveilles, il faut donc bien déchanter. L’ouverture du marché des télécoms n’a pas apporté énormément au consommateur en matière de tarifs. Certains prédisent que l’arrivée d’un quatrième opérateur de téléphonie mobile arrangera les choses… L’exemple de Free montre que c’est possible. Mais pourquoi  un quatrième opérateur réussirait-il à bouleverser les choses là où trois gros opérateurs n’en ont pas été capables ?

Il est donc temps d’agir. Et le gouvernement et l’IBPT doivent maintenant imposer aux opérateurs une réelle baisse des tarifs de télécommunications. Et qu’on ne vienne pas encore nous parler des spécificités du marché belge ! A ma demande insistante pour que le gouvernement en fasse une priorité, le Ministre des Télécoms et de la protection des consommateurs a répondu cet après-midi que la priorité du gouvernement c’était le contrôle des prix de l’énergie et le contrôle des prix des produits vendus en grande surface. « Après on s’attaquera aux tarifs du secteur des télécommunications » dit-il. En attendant, qui c’est qui paye ?

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