Des informations récurrentes me reviennent du terrain selon lesquelles des menaces pèseraient sur le Thalys qui emprunte la dorsale wallonne et permet ainsi une liaison directe entre Liège, Namur, Charleroi, Mons et Paris.

Les menaces évoquées consisteraient en une suppression du service durant la période des vacances d’été, voire une suppression définitive des deux Thalys.

En septembre 2011 déjà, la liaison avait été menacée par des modifications d’horaire suite à des travaux sur le réseau français qui avaient entraîné des conflits de sillons avec des trains domestiques français. Suite au mécontentement des voyageurs, une solution avait finalement pu être trouvée : un meilleur sillon permettant aux voyageurs d’arriver à Paris vers 9h, au lieu de 10h, a été obtenu mais le temps de parcours a depuis été allongé de quelques minutes, suite à des croisements avec d’autres trains en Belgique et en France.

J’ai donc interrogé le ministre des entreprises publiques, Paul Magnette, qui a pour le moins été évasif sur l’avenir du Thalys sur la dorsale wallonne. « La SNCB actionnaire minoritaire de Thalys International, m’a indiqué qu’elle estime, sur base des accords actuels, que sa position vis-à-vis de ses partenaires restera de maintenir cette offre qui correspond à un vrai besoin. » a-t-il répondu suite à une question posée en Commission infrastructure.

La réponse du Ministre laisse sous-entendre que la position des partenaires étrangers, et en l’occurrence celle de la SNCF, ne serait pas clairement pour un maintien de la liaison actuelle.

Je m’inquiète dès lors des décisions qui pourraient être prises dans les prochaines semaines et appelle le ministre des entreprises publiques à prendre contact avec son homologue français afin de garantir la pérennité de la liaison qui assure ainsi la proximité des villes wallonnes avec Paris grâce à un mode de transport durable.