arton4745-4f730On croyait (légitimement) en avoir fini avec la saga des nominations dans les entreprises publiques (voir mon dernier post sur le sujet). Eh bien non ! Le feuilleton continue et les déclarations se succèdent.

Dernier épisode ce matin : Jo Cornu, désigné en express vendredi dernier après le retrait de F. Van Massenhove, déclare qu’il gardera ses autres mandats (Belgacom, KBC, Agfa-Gevaert), avec la bénédiction du ministre Jean-Pascal Labille.On aurait aimé plutôt l’entendre sur son projet pour la SNCB, mais à part quelques phrases creuses, on a rien pu apprendre de ce côté-là. On repassera dans quelques mois…

La SNCB a besoin d’un patron à temps plein pour prendre à bras le corps les défis qui se posent à l’entreprise publique. Ses travailleurs et ses clients méritent que l’opérateur ferroviaire soit dirigé à 100%.

Il est inimaginable que le nouvellement désigné patron de la SNCB conserve ses mandats chez Belgacom, Agfa-Gevaert et KBC. Si le Ministre de tutelle de la SNCB a accepté cette situation, comme l’affirme M. Cornu dans la presse ce matin, c’est tout à fait regrettable.

Une ponctualité désastreuse, une dette abyssale, un secteur marchandises en perdition, une réforme des structures à mettre en œuvre, un nouveau plan de transport à implémenter, etc. Tout cela nécessitera un investissement total du nouveau patron de la SNCB, qui devra aussi prendre du temps pour combler sa méconnaissance du secteur ferroviaire.

Y a pas d’avance, le Ministre Labille se doit de renégocier les termes de l’accord conclu avec M. Cornu.

Dans le cas contraire, il faudra malheureusement constater que les toutes récentes mesures de limitation des salaires des dirigeants sont déjà contournées par des pratiques de cumul des mandats et des rémunérations d’une autre époque.

Voir aussi :

Jo Cornu et ses divers mandats. Reportage du JT de la RTBF